La Garonne à Bordeaux: 5 éléments à connaître sur le fleuve !

La Garonne a fait la fortune de Bordeaux, la ville était avant tout un port de commerce, l’un des plus dynamiques d’Europe et ceci pendant longtemps (surtout au XVIIIème siècle). En effet à Bordeaux, la Garonne n’a plus que cent kilomètres à parcourir avant de se jeter dans l’Océan Atlantique.
D’ailleurs, tous les deux ans Bordeaux remet la Garonne à l’honneur avec la Fête du Fleuve, c’est l’occasion de voir de vieux gréements dans l’ancien Port de la Lune !
Voici cinq éléments qui vous feront mieux connaître la relation entre le fleuve impétueux et la capitale girondine, Bordeaux :

1/Le nom « Bordeaux » ne vient pas de « bord de l’eau »

Comme on pourrait l’imaginer. L’origine du mot fait débat, mais l’une des théories ferait naître ce nom de deux termes gascons (langue locale) : « burd » qui veut dire boueux, et « gal(a) », qui veut dire abri. Les premiers habitants auraient choisi de s’implanter sur le bord du fleuve malgré les rives imbibées de l’eau de la Garonne. La romanisation a fait évoluer le nom en Burdigala, puis de longs siècles ont transformé Burdigala en « Bourdeu », « Bordeu », puis Bordeaux.

2/La particularité des immeubles en bord de Garonne à Bordeaux

Les beaux immeubles que vous voyez dans le centre-ville sont construits sur pilotis, comme à Venise ! Sans ces pilotis, ils s’enfonceraient, à cause du terrain marécageux sur lequel la ville s’est implantée.

La Place de La Bourse de Bordeaux depuis un vieux gréement sur la Garonne

 

3/Bordeaux ne se développe que sur la rive gauche de la Garonne, pendant des siècles !

Peut-être à cause du grand virage du fleuve, le long duquel elle s’est nichée. A l’intérieur d’un virage, l’eau a tendance à ralentir, et déposer des sédiments (donc c’est un endroit peu profond, il est plus dur d’accoster, même avec un bateau à faible tirant d’eau) tandis qu’à l’extérieur du virage, l’eau accélère, et creuse son propre lit (lieu plus profond, propice à l’activité portuaire, qui est LA ressource économique depuis les origines (VIème siècle av. JC).

4/Aucun pont franchissant à la Garonne à Bordeaux avant 1822 !

Des projets sont souvent mis sur la table, mais à chaque fois repoussés, jusqu’au XIXème siècle. Peut-être parce que Bordeaux ne trônait que sur la rive gauche, (certains bordelais avaient pourtant des terres et de belles maisons secondaires rive droite, et traversaient régulièrement le fleuve en bateau !). Une raison plus plausible est que le fleuve protégeait le côté Est de la ville contre les armées ennemies (souvent françaises, soit dit en passant). Une autre raison très probable est la difficulté (et le coût) d’une construction sur des eaux tumultueuses, et un lit très large (450 m aujourd’hui, bien plus par le passé !)

 La Garonne et le Pont de Pierre à Bordeaux de nuit

5/ À Bordeaux, la Garonne est de couleur café au lait !

On s’attendrait à un vert tranquille et non sa couleur café au lait. C’est parce que l’océan, très proche, invite son eau salée à entrer dans l’estuaire à chaque marée montante : l’eau douce ne peut pas lutter, elle est refluée vers l’intérieur des terres, et son niveau monte de 5 ou 6 mètres. Venez assister au Mascaret, cette série de vagues qui remontent le fleuve, au moment des marées d’équinoxe ! C’est impressionnant ! (plutôt visible vers la ville de Langoiran, en amont de Bordeaux).

Vieux gréements sur la Garonne à Bordeaux

Dans un autre article, je vous parlais déjà de mon coup de coeur pour la Garonne, à lire ici ! N’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil aux Coups de coeurs des guides. Si ces informations vous ont plu, à Bordeaux nous fêtons le fleuve tous les deux ans, avec Bordeaux Fête le Fleuve !

Mots-clés: Bordeaux, Garonne, Fête du fleuve

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